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Musique, Livres, Cinéma, toute l'actualité culturelle passée au crible par la rédaction du magazine Rolling Stone ! http://www.rollingstone.fr/

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Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/playlist-rolling-fip-neneh-cherry-vaudou-game/ La sélection Rolling’ Fip : Neneh Cherry, Vaudou Game & Co Chaque mois, FIP, en partenariat avec la rédaction de Rolling Stone, vous propose sa sélection… Embarquez ! Bénin International Musical – BIM (World Tour Record) Voodoo Music (mais en vrai !) Sensation surprenante que cet album m’attendait. Serait-il venu réchauffer mon cœur déjà disposé à affronter l’automne ? Sans doute y a-t-il quelque chose de cela ou peut-être l’alignement parfait des planètes pour une rencontre à l’endroit juste. Bref cet album m’a criblée d’ondes positives. Après lui restent quelques percées de lumière douce qu’il faut prendre soin de ne pas cicatriser. J’ai aimé la si puissante harmonie des voix. L’équilibre des rythmes qui d’un titre à l’autre viennent déraciner nos larmes ou déhancher nos corps entiers. L’immersion est totale, la promesse de voyage, tenue. Je suis donc partie au Bénin les yeux fermés. Je me suis glissée dans ses églises, j’ai arpenté ses clubs. La nuit. J’ai aimé le mélange du traditionnel passé vivifié du présent. #5 « je t’invite à danser » #BIM j’accepte, je te prends au(x) mot(s), je te suis. À garder tout l’hiver comme un substitut de soleil. #BIM 1 ou l’ennemi du froid. Neneh Cherry – Broken Politics (Pias) ★★★1/2 Retour à la terre D’abord le souffle du vent. Ou le bruit sourd de la ville au loin. Puis l’impact. 22 secondes avant la voix limpide, douce et porteuse de Neneh Cherry. Claque. Le fil est tendu entre délicatesse, tristesse sourde et colère contenue jusqu’à la noblesse. Nous reste à nous élancer sans tomber. Sur ce chemin si fin nous entendrons hurler les sirènes et siffler les balles. Voyez comme Neneh Cherry soutient notre regard sur la pochette. Appréciez les arbres pousser sous le bitume. Distinguez comme ses pieds son plantés dans le sol. Tout est racine. Tout est Terre. Tout est représentatif d’une gravité inversée. Imaginez ainsi que le monde tourne à l’envers et que Neneh Cherry est suspendue par les pieds la tête en bas. Ma perception de ses cheveux qui pointent vers le ciel. J’ai reçu cet album comme une supplique de retour aux Essentiels. Une symbolique du grain de sable dans le rouage de notre Humanité. Neneh Cherry Pythie a prononcé son oracle. À nous de le dévier. Vaudou Game – Otodi (Hot Casa) ★★★★ Voodoo Music (mais en vrai !) 2 Envoûtant. Pow Pow Pow ! 300m2 à l’abandon. Nulle lumière n’était venu le traverser depuis de longues années. Muet. Son feu sacré éteint. Ainsi s’achevait tristement l’histoire du studio otodi de Lomé qui, après avoir accueilli le flamboiement des rythmes des années 70, retournait à la poussière, l’oubli. Peter Solo de prendre sa plume et de prolonger la vie de cet endroit mythique. Il y a dans son album toutes les incantations de l’esprit vaudou bienveillant. Celui qui tend à protéger les Hommes et la Nature. La colonne vertébrale de Vaudou Game plie mais ne rompt pas. Elle symbolise toutes les souplesses. J’ai adoré l’ambivalence d’une musique luxuriante exprimée haut et fort, puissamment, portant une parole, elle, intime, ô combien simple et pudique. « Il y a ceux qui ont trop, il y celles qui n’ont rien. » Je pense avoir écouté La Chose une bonne trentaine de fois en boucle ! Et ça n’est que le début. Vaudou Game, si je peux t’appeler ainsi : Amour absolu de moi pour toi. Par Émilie Blon-Metzinger
#Bénin International Musical #Neneh Cherry #Vaudou Game
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Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/bono-fin-u2/ Bono a-t-il annoncé la fin de U2 ? Les fans de l’énorme groupe U2 ont-ils de quoi s’inquiéter ? Dans le monde de la musique, les plus grosses rumeurs tournent très souvent autour de deux thèmes quasi-immuables : la séparation d’un groupe, ou sa reformation. En ce qui concerne U2, si elles avaient déjà saisi à la gorge les très nombreux fans du quatuor irlandais par le passé, il semblerait qu’elles reviennent à la charge grâce aux propos plutôt brumeux de Bono lors du dernier concert de la tournée iNNOCENCE + eXPERIENCE, donné à Berlin le 13 novembre dernier. Devant une Mercedes-Benz Arena (ça ne s’invente pas) remplie, Bono (plus prompt que jamais à sauver le monde) aurait déclairé : « On est sur la route depuis un petit moment maintenant, 40 ans tout juste pour tout dire, et ces quatre dernières années (celles correspondant à la tournée en question, ndlr) ont été très spéciales pour nous. Nous repartons maintenant… » Des propos relevés par le site de fans U2gigs comme en témoigne le tweet à la fin de cet article, et qui semblent volontairement brouiller les pistes quant aux réelles intentions du groupe. Mais comme le souligne Clash Magazine, il serait étonnant qu’un groupe de cette envergure décide de tout arrêter comme ça sans marquer le coup, et surtout sans l’annoncer au préalable avec une tournée d’adieu aux places hors de prix. Bono: “we’ve been on the road for quite some time, just going on 40 years, and this last 4 years have been really something very special for us. We’re going away now…” #U2eiTour — U2gigs (@u2gigs) November 13, 2018
#Allemagne #berlin #bono #concert #Fin #iNNOCENCE + eXPERIENCE #live #Mercedes-Benz Arena #the edge #U2
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Posted: 24.7 hours ago
Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/playlist-redaction-18/ La Playlist de la rédaction #18 Cette semaine, on mise sur la surprise FIL BO RIVA, les douceurs Marble Arch, Girlpool et autres réjouissances telles que Fountains D.C et Benny Sings FIL BO RIVA – Go Rilla Manifestement très inspiré, ce jeune artiste italo-berlinois (né à Rome, immigré à Dublin puis finalement à Berlin) dévoile un titre romantique et n’hésite pas à invoquer les esprits des Smiths, des Kooks mais aussi de Grizzly Bear dans la richesse de ses arrangements ; de jolis modèles qu’on espère entendre à nouveau sur le premier album, prévu pour mars 2019. Marble Arch – I’m On My Way Nouvelle signature chez Géographie, le petit miracle français Marble Arch reprend avec ce morceau « I’m On My Way » les codes de l’indé noyé dans des vapes dream pop et shoegaze. Un second album est prévu pour le mois de février, intitulé Children of the Slump ; et notre intuition vous souffle qu’il va falloir les surveiller de très près. Pour aller voir ce que ça vaut sur scène, rendez-vous mardi 20 novembre à l’Opening de l’Inrocks festival. Girlpool – Where You Sink Presque deux ans après la sortie de Powerplant, le duo indie rock de Los Angeles Girlpool a annoncé son nouvel album intitulé What Chaos Is Imaginary, dans les bacs en février. Lancinant, l’audacieux extrait « Where You Sink » mélange une boîte à rythme hypnotisante avec la saturation des guitares et des accords de synthés fuzzy au possible. Avec ce retour, Girlpool laissent les voix se laisser submerger par les arrangements. Tant que c’est beau… Fountains D.C – Too Real Ces punks irlandais, propulsés à domicile par Shame et – ça coule de source – IDLES, ont bien appris de leurs mentors. Avec « Too Real », Fountains D.C se fiche éperdument de toute construction conventionnelle. Le groupe est franc-parleur, frénétique. Sa musique, forcément, incite fortement au pogo de pub, à l’ancienne. Les guitares vibrent et rugissent comme des bolides, la batterie s’emballent… tout cela n’est qu’un prélude à l’album disponible le 21 décembre chez Partisan Records. D’ailleurs le groupe sera en concert en France, les 7, 8 et 10 février prochains, respectivement à Besançon, Grenoble et Dijon. Benny Sings – Passionfruit Artiste très discret en dehors de son Pays-Bas natal, Benny Sings n’en est pourtant pas à son coup d’essai : auteur de sept albums dont le dernier en date, Beat Tape, est sorti en juin dernier, Benny Sings signe une pop funk parfaitement dans l’ère du temps, où des formations comme Jungle et Parcels sont parvenues à réconcilier le dancefloor avec l’analogique. Minimaliste, pudique mais pas dénué de charme ni de groove, « Passionfruit » devrait vous donner envie de croquer dans le dernier albums de Sings à pleines dents.
#Benny Sings #FIL BO RIVA #Fountains D.C #Girlpool #Marble Arch #The Vaccines
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Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/bertrand-belin-glisse-depose-choses-nouvelles/ Bertrand Belin chante la solitude contemporaine sur deux titres inédits Le futur album du chanteur français Bertrand Belin sortira en janvier prochain Grosse année pour Bertrand Belin : celui qui s’était notamment fait remarquer sur le titre « Dimanche » enregistré avec les Limiñanas en début d’année amorcera 2019 avec de multiples projets : le 24 janvier d’abord avec la sortie de Grands Carnivores, son troisième roman, édité chez P.OL. ; et dès le lendemain, avec un septième album, Persona, étonnant recueil de chansons à l’écriture fine et à la production taciturne, comme en témoignent les deux extraits fraîchement dévoilés par le musicien, « Glissé Déposé » et « Choses nouvelles ». Rappelant immanquablement la poésie habile et désuète d’Alain Bashung, « Glissé Déposé » fait preuve d’une douceur crépusculaire, presque fragile, là où « Choses nouvelles », plus anxiogène, témoigne de la démarche artistique de Belin, souhaitant montrer « une image du temps présent, un temps rude et pourtant inspirant » d’après le principal intéressé. Amoureux de la diversité « remarquable et poétique » de sa ville d’adoption, Paris, Bertrand Belin déclare son admiration pour toutes les grandes villes sans distinction, celles qui avalent leurs habitants et leurs rêves, mais qui transforment et embellissent aussi ceux qui parviennent, malgré tout, à y croire encore. Persona, le prochain album de Bertrand Belin, sortira le 25 janvier 2019.
#Bertrand Belin #Choses nouvelles #Glissé Déposé #Grands Carnivores #Persona
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Posted: 40.3 hours ago
Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/kentucky-bluegrass-top/ KENTUCKY - 10 morceaux pour mettre un pied à l'étrier du bluegrass Aux États-Unis, le bluegrass est un genre aussi prégnant que le blues plus traditionnel – en témoigne la récente réouverture du Bluegrass Museum d’Owensboro, en plein cœur du Kentucky. Un genre encore trop méconnu chez nous, que Rolling Stone vous invite à découvrir avec une playlist qui va vous faire voyager à travers les époques. 1/ Bill Monroe & The Bluegrass Boys – Southern Flavor 2/ Elvis Presley – Blue Moon of Kentucky 3/ Jimmy Martin & The Osbourne Brothers – Chalk Up Another One 4/ Ricky Skaggs, Marty Stuart – Rawhide 5/ Doc Watson – Tennessee Stud 6/ Red Allen & Frank Wakefield – Over the Hills to the Poorhouse 7/ The Kentucky Colonels – The Kentucky Colonels 8/ Johnson Mountain Boys – Duncan and Brady 9/ Soggy Bottom Boys – Man of Constant Sorrow 10/ Nitty Gritty Dirt Band – Grand Ole Opry Song Le Bluegrass Museum, cœur battant de la musique d’Owensboro
#Bill Monroe #bluegrass #Doc Watson #elvis presley #Frank Wakefield #Jimmy Martin #Johnson Moutain Boys #Marty Stuart #Nitty Gritty Dirt Band #playlist #Red Allen #Ricky Skaggs #Soggu Bottom Boys #The Kentucky Colonels #The Osbourne Brothers #top
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Posted: 44.3 hours ago
Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/ballad-buster-scruggs-coen-chronique/ “The Ballad of Buster Scruggs” : les frères Coen, à l'ouest toute Joel et Ethan Coen délivrent leur dose habituelle d’ironie dans The Ballad of Buster Scruggs, western en forme d’anthologie avec ses pistoleros, ses chercheurs d’or et sa réflexion sur les frontières En selle pour un western hilarant et chahuteur, garni de chevauchées sauvages, de fusillades qui le sont tout autant, de pendaisons, de ruées vers l’or et de massacres en bonne et due forme – avec en plus un poète sans membre, des rituels pour les amoureux de cowboy, et de longues tirades philosophiques sur la mort. Le tout dans un seul et même film. Qui peut réaliser une telle chose ? Et pourquoi pas Joel et Ethan Coen, ces deux frères cinéastes originaires des plaines poussiéreuses du Minnesota, célèbres pour leur capacité à explorer tranquillement de nouvelles voies. The Ballad of Buster Scruggs ne ressemble à aucun autre film du genre que vous avez vu – imaginez un peu Blazing Saddles réalisé par Ingmar Bergman. À Hollywood, une telle expérience est souvent réputée pour être difficile à vendre. En effet, il est difficile d’imaginer des producteurs se bousculer pour sortir une anthologie en six chapitres qui n’ont rien à voir les uns avec les autres, sans objectif au box-office ni même thématique récurrente autre que la mort, qui peut frapper n’importe où. Heureusement, la fratrie s’est fait un nouvel ami qui s’appelle Netflix, ce dernier ayant bien accepté de diffuser ce western boiteux dans quelques cinémas américains avant une diffusion mondiale sur son service de streaming. Et que les choses soient claires : il faut absolument voir cet orphelin cinématographique, coûte que coûte. Intriguant, passionnant, exaspérant par moments – on est bien en face d’un film des frères Coen. Le film commence avec Buster lui-même, un sympathique cowboy siffleur incarné par Tim Blake Nelson. Des apparences qui se révèleront hélas assez décevantes, le troubadour du Grand Ouest se montrant presque trop gentil pour arpenter ces décors de la Monument Valley, rendus célèbres par un nombre incalculable de films signés John Ford ; sans qu’on comprenne bien comment, il parvient à jouer de la guitare tout en restant sur son cheval, chantant « Cool, Cool Water », arborant un costume d’un blanc immaculé, cible parfaite pour un tireur embusqué. Une chose est sûre : on n’est pas en compagnie de John Wayne. Ce qu’il se révèle être bel et bien en revanche, c’est un tueur psychopathe. Chose que l’on constate lorsqu’il finit par pénétrer un saloon rempli de hors-la-loi, refusant de lui servir un whisky ou de le laisser jouer au poker. C’est là que la première fusillade commence. Chaque scélérat du bar se prend une balle dans le front, un vrai carnage façon Coen (la recommandation d’âge n’a rien d’une blague ici). Une affiche, qualifiant notre antihéros de misanthrope, révèle que Buster est recherché mort ou vif – les deux frères cinéastes adorant se jouer du langage, de ses codes, le tournant constamment en dérision. Un exercice dans lequel ils se révèlent excellents ici, peut-être leur meilleur à ce jour – le film a remporté le prix du Meilleur Scénario au dernier Venice Film Festival. Dans le chapitre suivant, « Near Algodones » – chaque transition étant littéralement représentée par les pages d’un livre d’images que l’on tourne – c’est James Franco qui tient le rôle principal, incarnant un voleur sur le point d’être pendu, et dont la chance sourit alors que son cheval n’a de cesse d’être éloigné de la potence, repoussant la condamnation. Un ressort humoristique dont les frères Coen usent et abusent, frisant par moments l’excès jusqu’à ce qu’arrive le chapitre suivant. Un chapitre bien curieux, intitulé « Meal Ticket », dans lequel un gérant de freakshow (Liam Neeson) cherche des spectateurs pour sa seule et unique attraction, un tribun sans bras ni jambe répondant au nom de l’Artiste. Joué par un Harry Melling (Dudley dans la saga Harry Potter) à la voix d’ange, l’orateur envoûte son maigre auditoire en lisant le poème « Ozymandias » signé Shelley, ou encore la Déclaration d’Indépendance. De son côté, son propriétaire arrive à peine à communiquer avec lui, l’isolation faisant des ravages sur leur relation. Les Coen parviennent ici à rendre l’exploitation presque palpable, tandis que l’aspect menaçant du chapitre contraste totalement avec le précédent – ici, la mort s’envisage comme un soulagement, mais aussi comme un choc. Une solitude écrasante reprise par le chapitre suivant, « All Gold Canyon », mettant en scène un magnifique Tom Waits dans la peau d’un chercheur d’or chassant dans un décor dont il semble totalement se moquer – jusqu’à ce que sa solitude se retrouve chamboulée. C’est à ce moment-là que les Coen tentent d’explorer la notion de survie dans le Grand Ouest, tandis que l’avidité transforme chaque interaction sociale en profondeur. Dans l’avant-dernier chapitre, « The Gal Who Got Rattled », les Coen bombent le torse et racontent une histoire qui aurait largement pu servir un film entier. Ici, tandis qu’un train en provenance de l’Oregon tente tant bien que mal de traverser une prairie pleine de danger, les deux frères et leur directeur de la photographie Bruno Delbonnel prennent le temps de nous faire vivre avec leurs personnages, même lorsqu’il s’agit de Comanches menaçant tout le monde. Zoe Karan tient là un rôle de composition, incarnant une femme qui voyage seule vers l’ouest (son frère est rapidement évacué) avec l’espoir d’un mariage à l’horizon. Elle finit par croiser le chef de wagon Billy Knapp, joué avec force, sensualité et tendresse par Bill Heck. Les Coen n’ont pas pour habitude d’immiscer trop de sentiments dans la dureté de leurs histoires, en particulier ici. Avec eux, même un gentil toutou ne se révèle être qu’un bête clébard aboyant. Mais cette partie du film laisse entrevoir la possibilité de la vie, qui ne se concrétise que trop rarement. Vient ensuite « The Mortal Remains », chapitre dans lequel la Faucheuse tient le rôle principal, tandis que trois des passagers de sa diligence – un trappeur bâvard (Chelcie Ross), un Français (Saul Rubinek) et une femme de soldat (Tyne Daly) – refusent d’accepter leur sort. Ni leurs guides, interprétés par Brendan Gleeson et le malicieux Jonjo O’Neill, ni les symboles très ostentatoires qu’ils croiseront ne sauront les persuader. Un final grave pour un film qui commence sur une note si légère. Mais c’est là que réside tout l’art des Coen, capable de vous happer avant de vous engloutir définitivement. Et la bonne dose d’humour de cette mortelle balade permet aux deux cinéastes de faire ce qu’ils savent le mieux faire : rire, se jouer de la mort. Peter Travers Traduit de l’anglais par Matthias Haghcheno
#Buster Scruggs #coen #netflix #the ballad of buster scruggs
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Posted: 45.0 hours ago
Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/first-aid-kit-salle-pleyel-concours/ First Aid Kit : gagnez vos places pour le concert à la Salle Pleyel La rédaction de Rolling Stone a le plaisir de vous faire gagner des places pour aller applaudir le duo folk First Aid Kit à la Salle Pleyel ! Elles sont suédoises, soeurs, s’appellent Johanna Söderberg et Klara Söderberg et ont sorti un des plus beaux disques de l’année. Produit par Tucker Martine, ce nouvel album de First Aid Kit, Ruins, est un condensé émouvant de folk contemplative et de rock indé. Il a emmené les deux musiciennes partout dans le monde lors d’une tournée triomphante ! À l’occasion de la sortie du disque, nous avions pu rencontrer les deux artistes : « On aimait bien l’idée d’enregistrer directement avec notre groupe, afin de rendre l’énergie de nos lives. On voulait que cet album soit un peu plus authentique. Chanter et jouer les morceaux en même temps nous a définitivement aidées à atteindre cet objectif, cela donne aux chansons une énergie supplémentaire (…) Aucun de nos morceaux n’est complètement autobiographique, mais ils puisent dans nos sentiments et dans ce que nous traversons. » Stockholm s’invite à Paris ! First Aid Kit sera en concert à la Salle Pleyel le 26 novembre prochain, et l’acoustique s’annonce folle… La rédaction vous fait gagner de précieux sésames pour assister au concert. 2×2 places sont à vous ! Il ne suffit que de répondre au questionnaire ci-dessous. Attention, vous avec jusqu’au 23 novembre, à midi, pour tenter votre chance. Visualiser Enquête
#First Aid Kit #salle pleyel
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Posted: 45.7 hours ago
Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/john-lennon-son-meurtrier-exprime-enfin-des-regrets/ John Lennon : son meurtrier exprime enfin des regrets Mark David Chapman, qui a assassiné John Lennon en décembre 1980, s’est vu refuser sa libération conditionnelle pour la dixième fois cette année Des confidences inédites. Mark David Chapman, qui a tué John Lennon par balle un soir de 8 décembre 1980 non loin de Central Park, s’est récemment exprimé, alors qu’il sortait d’une audience à propos de sa libération conditionnelle. Ce sont majoritairement des regrets qui émanèrent de ses mots : « Il y a trente ans, je ne pouvais pas dire que je ressentais de la honte… Aujourd’hui je sais ce que c’est », a-t-il dit au cours de la dernière audience, prévue en août dernier dans l’État de New York – la retranscription étant disponible depuis peu. « C’est là où tu te couvres le visage, tu ne veux pas demander de l’aide, ou quoi que ce soit d’autre. » Il a ajouté, selon l’Associated Press, qu’il se sentait « de plus en plus honteux », au fil des années. Ce n’est pas la première fois que sa libération conditionnelle lui est refusée, car cela pourrait, d’après la Commission, « atténuer la gravité de son crime » et pourrait aussi le mettre en danger si quelqu’un envisageait de l’attaquer pour se venger. « D’après notre interrogatoire et l’examen de vos dossiers, nous concluons que votre libération serait incompatible avec le bien-être de la société et atténuerait la gravité du crime, au point de nuire au respect de la loi. » Cet été, c’était la dixième fois qu’une Commission des libérations conditionnelles décidait de lui imposer une peine de 20 ans. Son sort sera une nouvelle fois remis en question en août 2020. Lors de cette dernière audience, Chapman a aussi raconté les fameux événements du 8 décembre 1980, lorsqu’il a obtenu un autographe de l’ancien Beatles, et qu’il l’a abattu quelques heures plus tard. « Je me souviens avoir pensé : ‘Hé, tu as l’album maintenant. Regarde ça, il l’a signé, rentre chez toi’. Mais il n’était évidemment pas question que je rentre chez moi. » Tandis qu’il a déclaré n’avoir aucune haine personnelle envers les Beatles, AP a rapporté un détail important ; qu’il avait choisi d’utiliser une balle à pointe creuse, plus mortelle qu’une balle ordinaire. « J’ai choisi ces balles pour m’assurer qu’il serait mort, » dit-il. Glaçant. Originaire du Texas, Mark David Chapman a raconté dans de nombreuses interviews avoir vécu une enfance violente et une adolescence marquée par une consommation élevée au LSD. En amont de la beatlemania, il voua un culte en la personnalité de John Lennon. Une passion devenue démesurée, malsaine, puis mortelle.
#John Lennon #the beatles
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Posted: 47.5 hours ago
Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/orelsan-et-damso-en-plein-reves-bizarres/ OrelSan et Damso en plein “Rêves bizarres” OrelSan et Damso s’allient à l’occasion de la sortie de la version deluxe de La fête est finie – Epilogue L’année dernière, OrelSan a une nouvelle fois conquis le paysage du rap français avec néanmoins son album le plus pop, intitulé La fête est finie. Quoi de mieux pour terminer 2018 en tout beauté que d’offrir à ses fans un épilogue digne de ce nom. Onze nouveaux titres sont désormais disponibles à l’écoute, dont un featuring pour le moins (très) surprenant avec le rappeur belge Damso – lui aussi sur toutes les lèvres depuis la sortie de son troisième album Lithopédion. Cette collaboration, baptisée « Rêves bizarres », est un pur morceau d’OrelSan, lyriquement parlant, tout en proposant une prod’ signée par Skread très proche de ce que peut proposer Damso depuis Ipséité (2017). Le clip, réalisé tout en frénésie par le duo Adrien Lagier et Ousmane Ly, enchaîne les scènes montées à l’ancienne avec patchworks mobiles, changements de formats, règlements de comptes et métaphores radicales sur l’hypocrisie humaine et le racisme – on pense notamment à cette phrase de Damso : « C’est écrit noir sur blanc que, le blanc, c’est mieux qu’le noir car le noir, il est foncé (…) Le racisme depuis Jésus blanchit, pourtant cheveux laineux, pieds de bronze ». Une chose est sûre, son couplet, indécemment jouissif, tire son épingle du jeu et enterre de loin celui qui pourtant est en tête d’affiche. OrelSan a largement de quoi se rattraper dans les dix autres morceaux qui ponctuent sa réédition. OrelSan est en tournée jusqu’à la fin de l’année. Il sera notamment de retour les 5 et 6 décembre prochains à l’AccorHotels Arena. À guichets (presque) fermés !
#damso #Epilogue #Orelsan #Rêves bizarres
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Posted: 64.1 hours ago
Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/david-bowie-man-sold-world-total-records-arte-creative/ La websérie “Total Records” d'ARTE Creative explore les dessous de “The Man Who Sold the World” de David Bowie Lancée à l’initiative d’ARTE Creative, la websérie Total Records raconte les coulisses des plus célèbres pochettes de disque de l’histoire du rock. Aujourd’hui : David Bowie, avec The Man Who Sold the World Avait-il prédit le futur transgenre ? Visionnaire, David Bowie s’est révélé l’être très tôt dans sa carrière. Après la débâcle commerciale de Space Oddity, l’artiste, poussé par sa jeune épouse, embrasse son identité androgyne (mais aussi sa passion pour l’occultisme) sur la pochette choc de son troisième album, The Man Who Sold the World :  Pour tout savoir sur Total Records et ARTE Creative (ou l’épisode consacré aux Rolling Stones)
#ARTE #ARTE Creative #david bowie #The Man who Sold the World #total records
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Posted: 64.9 hours ago
Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/mute-records-40-ans-un-silence-assourdissant/ Mute Records, 40 ans : un silence assourdissant L’homme derrière les succès mondiaux de Depeche Mode, Nick Cave, Plastikman, Laibach ou Moby, c’est lui. Daniel Miller dirige Mute Records depuis quarante ans ; aujourd’hui, il souffle les bougies et raconte comment il a fait entrer un synthétiseur dans chaque foyer. Malgré son nom qui signifie “couper le son”, Mute publie des disques avec de la musique dessus depuis 1978. Avec une certaine réussite : selon Daniel Miller, le fondateur, « notre plus grosse vente, c’est le Violator de Depeche Mode. On doit en être à 11 millions. » Avant tout, Mute est synonyme des trois de Basildon et cela, depuis le premier 45-tours, « Dreaming of Me », publié en avril 1981. Quand on sait que ce label, c’est grosso modo ce même Daniel Miller, on se dit que celui-ci doit avoir quelque chose de spécial. Dans la bouche de nos interlocuteurs, un mot reviendra souvent à son propos : loyauté. Qui est cet homme ? Né à Londres en 1951, ce fils d’Autrichiens émigrés adore la musique, mais il est feignant. Et puis il a une autre passion : le cinéma. Il suit donc une formation en audiovisuel à la Guildford School of Art et c’est là que, dans un petit studio, il commence à bidouiller des bandes magnétiques. La suite est plus alimentaire, nous révèle-t-il lui-même : “Après mes études, j’ai commencé à travailler comme assistant dans la post-production pour une agence de pub. J’y ai appris à envoyer un message fort dans un temps limité. J’ai ensuite voyagé et je suis revenu en 1976, inspiré par le mouvement punk. C’est là que j’ai décidé de produire de la musique électronique. Juste pour mon plaisir.” Daniel Miller trouve alors un job de monteur et parvient à s’acheter des synthétiseurs bon marché et un magnétophone à bandes. La musique électronique s’impose à lui comme l’étape logique après le punk. « J’étais amateur de ce style depuis la fin des années 60. Ça passait par les premiers Klaus Schulze, Tangerine Dream et puis des choses vraiment très rythmiques comme Can, Neu!, Faust et Kraftwerk, bien sûr. » Jean- Luc Marre, responsable historique de PIAS France, distributeur de Mute, se souvient : « J’étais titulaire d’un bac électronique et j’adorais tout ce qui était musique concrète, le GRM, Pierre Henry… Dès 1978, je me suis branché sur les premières productions industrielles liées au punk. Throbbing Gristle, Cabaret Voltaire, le premier Human League. Évidemment, j’ai acheté le single de The Normal, ‘T.V.O.D.’ » Soit la pierre de Rosette de la pop synthétique ; la toute première production discographique de Daniel Miller, inspiré par « ce groupe pionnier du DIY, les Desperate Bicycles, qui expliquait comment on s’y prenait pour autoproduire un disque et le distribuer à vélo. J’ai suivi l’exemple et j’ai fait le tour des boutiques de l’est londonien. J’espérais en vendre 500 exemplaires, mais grâce aux gens de Rough Trade qui m’ont avancé de l’argent, au final, j’en ai vendu 15 000. C’était la première référence de Mute et ça aurait dû être la dernière ! » Heureusement, cela ne sera pas le cas : Miller rencontre alors Frank Tovey, alias Fad Gadget, qui le convainc de sortir son premier 45-tours. Miller va voir Tovey sur scène un soir dans un pub, The Bridge House, et tombe en première partie sur un quartette originaire de Basildon, une ville du comté de l’Essex. Son nom ? Depeche Mode. « Ce qui m’a frappé, se souvient Miller, c’est leur côté minimaliste, très rythmique et, en même temps, très mélodique. Ça me rappelait Kraftwerk. » La semaine suivante, il retourne voir le groupe et leur propose de publier un 45-tours. Ce sera « Dreaming of Me » et, malgré la danse du ventre que les majors font autour des quatre jeunes musiciens, ceux-ci décideront de rester fidèles à Mute, même « s’ils ne sont que deux !« . La suite à découvrir dans le numéro 109 de Rolling Stone, actuellement en kiosque. Manuel Rabasse Mute Records, 40 ans en 8 morceaux mémorables : Depeche Mode – « Dreaming of Me » (1981) Erasure – « Who Need Love (Like That) » (1985) Wire – « Drill » (1986) Nick Cave and the Bad Seeds – « Red Right Hand » (1994) Moby – « Why Does My Heart Feel So Bad? » (1999) Einstürzende Neubauten – « Sabrina » (2000) Goldfrapp – « Lovely Head » (2000) Swans – « A Little God in My Hands » (2014)
#Daniel Miller #Depeche Mode #Einstürzende Neubauten #Erasure #goldfrapp #interview #itw #Laibach #moby #Mute Records #nick cave #Plastikman #Swans #Wire
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Posted: 64.9 hours ago
Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/eric-clapton-clip-white-christmas/ Eric Clapton s'anime dans le clip de “White Christmas” Le clip raconte l’histoire d’un jeune passionné de blues… qui ressemble beaucoup à Clapton ! Ce mois-ci, Eric Clapton est revenu sur les devants de la scène avec un nouveau recueil de morceaux, arrivant à point pour les Fêtes : Happy Xmas. Un album qui comporte des titres comme « ‘White Christmas’, un feeling blues enrobé de cordes à la Ray Charles, tout comme sur ‘Christmas Tears’ et autres ‘Lonesome Christmas’, tous gorgés de superbes chorus de guitare » Pour promouvoir ce joli bouquet de chansons, le musicien dévoile le clip du single « White Christmas », qui raconte l’histoire d’un jeune homme fanatique de blues qui vit de concerts et qui ne rêve que de jouer de la guitare… un peu comme Clapton ! « Je me suis dit que ces chansons pouvaient avoir une légère touche de blues, et j’ai donc commencé par lier le blues avec les voix » a confié Clapton, qui a co-produit Happy Xmas avec Simon Climie, producteur et ami de longue date. « À quasiment chaque Noël, ma femme Melia m’offrait une nouvelle guitare », a t-il raconté.
#eric clapton #happy xmas #White Christmas
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Posted: 67.6 hours ago
Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/coldplay-a-head-full-of-dreams-documentaire/ Coldplay : 20 ans plus tard et toujours rêveurs Dans ce documentaire inédit A Head Full of Dreams, fruit de séquences tournées pendant 20 ans, Coldplay s’illustre, des pubs aux stades pleins à craquer… L’histoire d’un miracle british « The Coldplay, retenez bien, dans 4 ans ça va être un groupe énorme. Guy, Will, Jon et Chris, ne nous oubliez pas… Ça va être massif », déclare l’air de rien à la caméra un Chris Martin au tee-shirt rouge, ébouriffé et bagues aux dents. Nous sommes en 98. Quatre ans plus tard, un 21 octobre 2002, Coldplay (le « The » s’est bien heureusement évaporé) remplit la Wembley Arena, à domicile. Le vœu est exhaussé, alors même que la notoriété du groupe est encore à prouver outre-Atlantique ; en Europe, la magie opère déjà, faisant des merveilles. Mat Whitecross, réalisateur dans l’âme, a vu le mastodonte arriver dès les premières répétitions. Alors qu’ils n’étaient qu’au lycée, il a suivi son instinct et s’est emparé d’une caméra de l’époque. Pendant près de deux décennies, l’ami de longue date du groupe a filmé comme il pouvait les prémices jusqu’à l’aboutissement : des premiers enregistrements en studio, brainstorming, aux moments de doutes, des premiers pubs à moitié plein jusqu’aux stades grouillant de monde. Intitulé tout simplement A Head Full of Dreams – en honneur au dernier album en date -, le documentaire retrace l’évolution du groupe depuis les premiers EP (Safety, Brothers and Sisters, The Blue Room), la rencontre avec le manager Dave Holmes, la séparation temporaire avec le batteur Will Champion et puis… l’explosion : la sortie du (mythique ?) Parachutes, en 2000. NME, Rolling Stone, tous qualifient Coldplay de « groupe à suivre de très près » aux côtés de Muse et Radiohead – on a eu l’œil. Entrecoupés de scènes filmées lors des dernières tournées (dont les concerts à Paris en 2012 et 2017), le documentaire enchaîne les entretiens exclusifs et confidences de chacun des musiciens. En près d’1h40, Coldplay ouvre grand ses portants. Capture d’écran YouTube La création de leur magnifique second disque A Rush of Blood to the Head, les difficultés rencontrées lors de l’ère X & Y – le disque le plus boudé par le groupe à ce jour – le moment cathartique procuré par le réjouissant Viva la Vida or Death and All His Friends, la percée des charts avec Mylo Xyloto… Le film, probablement monté par le plus grand fan de Coldplay, montre aussi avec une certaine pudeur les vies personnelles des membres… On n’échappera évidemment pas à la rupture entre Gwyneth Paltrow et Chris Martin, même si cela aboutit finalement à l’un des meilleurs albums de la formation (Ghost Stories). Une preuve de plus que le talent de composition impulsé par Martin a toujours impacté Coldplay jusqu’à la moelle. Malgré tout, Coldplay demeure un groupe qui est en constante recherche de son chef-d’œuvre, de lumière et d’espoir. © Amazon Prime Video / Coldplay Avec le disque A Head Full of Dreams, Coldplay réalise son rêve (peut-être pas le nôtre, malgré ses indéniables qualités). « C’est l’album que nous avons toujours voulu, la fin d’un chapitre ». Un chapitre donc, qui sous-entendu une suite à écrire, à chanter, à jouer. « Si vous voyez cette vidéo aujourd’hui, je crois que ça veut dire que le groupe a marché », dit Martin face caméra, rajeuni de plus de dix ans. Plus tard, il entamera, innocent, les premiers accords de piano de « The Scientist ». La réponse, on l’a. À l’occasion des premières projections de son film, Whitecross s’est confié auprès du NME : « Après chaque album, ils sont lessivés (…) Mais ils sont sans cesse dans la remise en question et n’ont pas fini d’étonner les fans. Ils n’ont pas encore sorti leur ‘Kid A' » ! Samuel Regnard
#A Head Full of Dreams #coldplay
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Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/the-strypes-fin/ The Strypes, c'est fini Le jeune quatuor irlandais The Strypes a annoncé la fin de l’aventure sur son compte Twitter Avec des artistes comme Jake Bugg, ou plus récemment les Lemon Twigs ou Greta Van Fleet (notre disque du mois), The Strypes symbolisent parfaitement cette mode des jeunes groupes aux influences tellement marquées qu’elles en deviennent presque suspectes par moments… Un peu comme si, pour faire fermer leur clapet à tous les pessimistes de la musique à guitare qui disent « le rock est mort » en boucle depuis vingt ans, ces jeunes gens décidaient de prendre les armes après s’être lobotomisés aux Rolling Stones et à Dr Feelgood. Une méthode qui paye, puisque les Strypes ont, en sept ans, publié trois albums gorgé de rock et de rhythm’n’blues survitaminés, et ont écumé les scènes du monde entier, devant un public ébahi de voir (et d’entendre) ces jeunots qui, ouvrant une brèche sur le passé, sonnent comme à la grande époque. Mais après un troisième album, Spitting Image (2017), légèrement passé inaperçu, l’embellie se conjugue maintenant au passé : les Strypes ont décidé d’arrêter l’aventure. Ils l’ont fait savoir sur leur compte Twitter via un court message, publié le 14 novembre dernier : https://twitter.com/The_Strypes/status/1062621845411770368/ Durant les 7 dernières années, nous avons joué dans des toilettes et des théâtres. Dans des cafés et des châteaux, de chez nous en Écosse jusqu’à Tokyo, aller et retour. On a dormi dans des dortoirs et dans des bus, des avions, des trains et des voitures. On est passé à la télé, à la radio et sur disque. Ce fut fun et excitant, terne et dangereux, facile, dur, frustrant, satisfaisant et incroyable. Juste le temps de vivre une vie. Malgré tout ça nous avons décidé de mettre un terme à The Strypes. Merci à tous. On se voit dans le prochain film ! Ross, Josh, Pete & Ev
#Fin #the strypes
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Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/mudhoney-regal-digital-garbage/ Mudhoney : le régal “Digital Garbage” Mudhoney revient avec Digital Garbage, un disque puissant qui résulte d’une expérience de près de trente ans… Dixième album en trois décennies – oui, déjà- et premier CD depuis cinq ans, ce Digital Garbage n’a plus rien du grunge dont Mudhoney fut l’un des piliers de Seattle. Dès le début, ils avaient tendance à un joyeux bordel, alors est-ce grâce à cette énergie « positive-malgré-tout » que le groupe est encore là ? Tout donne à le croire à l’attaque de « Nerve Attack » qui ouvre le bal, rien ne se calme pour « Paranoïd Core », le titre du single, qui le suit ni les suivants. En fait, Mark Arm et sa bande s’auto-alimentent de leurs propres morceaux à l’image de ce « Kill Yourself Alive » qui tarde – exprès – à démarrer, comme s’il prenait son élan, une peu ce que fait aussi « Night And Frog »… Un régal d’un bout à l’autre, une preuve que les années de métier ne tuent rien, même si le succès mondial est pour d’autres. Les Mud’ restent une référence. Silvère Vincent
#Digital Garbage #Mudhoney #Pias #sub pop
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Posted: 86.7 hours ago
Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/hozier-movement/ Hozier, retour en grâce avec le titre “Movement” Après son EP surprise enregistré en compagnie de l’immense chanteuse soul Mavis Staple, Hozier revient en force avec le titre « Movement » Il s’était fait remarquer avec « Take Me To Church » en 2013, suivi d’un premier album à grand succès l’année suivante : Hozier a choisi 2018 pour faire son grand retour, avec un EP d’ores et déjà disponible, mais aussi et surtout un morceau surprise dévoilé en live sur YouTube, « Movement », prémices d’un futur projet dont on devrait entendre parler très bientôt… Le clip, tout en grâce, met en scène le chorégraphe Sergei Polunin en proie avec des doubles qu’il tente de fuir. Une grâce à l’image de sa musique, pop « cathédralesque » au service d’une vraie force soul – un genre auquel il rendait hommage sur son récent EP, Nina Cried Power, dont le morceau-titre fut enregistré en compagnie de Mavis Staple, légende américaine du genre. Ce n’était d’ailleurs pas la première fois que la chanteuse originaire de Chicago s’immisçait dans la pop, puisqu’elle avait également collaboré avec les canadiens d’Arcade Fire sur le titre « I Give You Power », un brûlot blues paru autour de la victoire de Donald Trump lors des dernières élections présidentielles américaines. « Movement », extrait totalement inédit, devrait figurer sur le prochain album du chanteur irlandais, qui n’a encore rien officialisé de tel au moment où ces lignes sont écrites.
#hozier #Movement
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Posted: 87.9 hours ago
Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/chemical-brothers-clip-robotique-free-yourself/ The Chemical Brothers libèrent les prototypes dans le clip de “Free Yourself” Un nouveau morceau pour le duo mythique de l’électronique venue de Manchester En septembre dernier, les Chemical Brothers ont dévoilé leur premier single depuis 2016, l’ultra énervé « Free Yourself », sous ses airs de banger pour la piste de danse. Le duo britannique a fait appel au réalisateur DOM&NIC pour réaliser le clip du morceau… et quel clip ! Produit en sept mois, il y a dans ce projet une gros clin d’oeil à l’oeuvre de Neil Blomkamp (District 9, Chappie…). On y voit des robots, impeccablement mis en scène par une caméra virtuose. Ils gesticulent, dansent, tentent de s’échapper d’un entrepôt. Au final, on se retrouve avec un clip au message plutôt actuel : peut-on vivre avec nos prototypes, doit-on avoir peur de l’intelligence artificielle ?c « Pourquoi l’intelligence artificielle se comporterait-elle différemment des humains qui découvrent la musique et la danse pour la première fois ? » a déclaré le réalisateur au sujet du projet. « Nous avons imaginé un avenir proche où les robots seraient devenus une sous-classe sensible et nous voulions les imaginer trouvant un moyen de se libérer, de s’amuser et de danser (…) La musique des Chemical Brothers (…) c’est un moment d’abandon totalement frénétique. Nous voulions capturer ce sentiment dans l’idée d’une main-d’œuvre robotisée opprimée qui s’abandonne soudainement au plaisir de la musique. Ce sont les robots qui s’amusent, qui s’éclatent ! »
#DOM&NIC #Free Yourself #the Chemical Brothers
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Posted: 92.2 hours ago
Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/?p=61421 LES TRANS 2018 - Komodo Parmi nos coups de cœur de l’édition 2018 des Transmusicales, le projet néerlandais Komodo sort des sentiers battus et n’hésite pas à flouer les pistes. À retrouver le 7 décembre prochain sur la scène du Parc Expo dans le cadre du festival Tantôt glam, tantôt psychédélique, tantôt pop-rock : il est aussi difficile de définir la musique de Komodo que d’en distinguer les origines, aussi riches que les sonorités ne le laissent supposer. Projet porté par Tommy Ebben et Gino Bombrini, on reconnaît déjà ce dernier aux manettes de Skip&Die, duo formé avec la chanteuse sud-africaine Cata Pirata – comme quoi, faire sauter les barrières peut devenir une vocation. Avec Komodo, c’est la géographie et les genres pré-établis qui en prennent pour leur grade. À l’écoute de « Bengali Crown » (morceau-phare d’un premier EP auto-produit paru plus tôt dans l’année), on pénètre une véritable partie fine musicale dans laquelle la world music s’acoquine avec le rock et la pop sans frontière, de Marc Bolan aux Black Lips en passant par des influences plus FM, donnant un liant à cet enchevêtrement sonore étonnamment cohérent. Komodo sera à découvrir en live le 7 décembre prochain dans le cadre des Transmusicales de Rennes, où ils fouleront la scène du Parc Expo dès 20h30. Toutes les infos sur LesTrans.com
#Bengali Crown #Komodo #Les Trans #Les Transmusicales #rennes
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Posted: 93.8 hours ago
Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/creed-2-bo-kendrick-lamar-bon-iver/ “Creed II” : la bande-originale avec Kendrick Lamar et Bon Iver ! Le deuxième volet de la relève de Rocky présente une bande-originale pour le moins décapante. Inclus Kendrick Lamar, Pharrell Williams, Bon Iver et autres A$AP Rocky… Le retour du fils d’Apollo Creed ! Toujours incarné par le massif Michael B. Jordan, l’élève de Rocky Balboa (Silvester Stallone forever) a un nouveau rival, Viktor Drago (Florian Munteanu), intimement lié à son passé familial. Le film, réalisé par Steven Caple Jr., est attendu au cinéma pour le 9 janvier prochain. Une rentrée qui tabasse ; on peut déjà se plonger dans la bande-originale, entièrement produite par Mike WiLL Made-It. Lil Wayne, Kendrick Lamar, Pharrell Williams, A$AP Rocky, Gucci Mane, Kodak Black, Young Thug, Vince Staples – bref la crème de la crème du rap américain – mais aussi Justin Vernon aka Bon Iver… « Les bandes originales et les albums collaboratifs ne seront jamais les même après celle-ci », a déclaré Mike WiLL sur son compte Instagram. View this post on Instagram RARE COLLABS , LOUD MIXES , NEW FLOWS , FRESH MELODIES NEW TEMPO’S , NEW FREQUENCIES REAL MESSAGES IN THE MOST ORGANIC WAY. THE SOUNDTRACK / COLLABORATION ALBUM GAME WILL NEVER BE THE SAME AFTER THIS . 🤯🥊💨‼️ 👂🏾🥁 A post shared by Mike WiLL Made-It (@mikewillmadeit) on Nov 12, 2018 at 7:47am PST Un premier extrait est d’ailleurs déjà à l’écoute. « The Mantra », avec Lamar et Williams. Les musiciens s’enchaînent leurs couplets respectifs avec une habileté déconcertante. Le morceau dispose d’une prod plutôt sombre, sûrement à l’image du film, qui semble tendre davantage la corde dramatique. Et pour ceux qui auraient loupé ça, un extrait du film a été également dévoilé, présentant la bête Viktor Drago :
#Bon Iver #Creed 2 #Kendrick Lamar #Pharrell Williams #Vince Staples
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Posted: 95.4 hours ago
Un nouvel article a été publié sur https://www.rollingstone.fr/suspiria-guadagnino-chronique/ “Suspiria” : un remake déstabilisant et anxiogène Avec Suspiria, le réalisateur Luca Guadagnino réalise son rêve et remet au goût du jour le classique de l’horreur signé Dario Argento… Quand talent et étrangeté(s) se mêlent En 1977, personne ne s’attendait au choc visuel qu’allait provoquer Suspiria de Dario Argento. 98 minutes de tension grandissante, où l’on voit une jeune danseuse américaine aux allures de Blanche-Neige, Susie Bannion, découvrir au fil du film que l’académie de danse prestigieuse qu’elle vient d’intégrer est un repère de sorcières sanguinaires. Le travail du directeur de la photographie Luchiano Tovoli sert ici l’obsession de la couleur d’Argento, assortie à la psychologie des personnages, qui ne savent plus ce qui est réel ou cauchemardé. Formellement très inventif, fétichiste, multi référencé, sous influence de l’expressionnisme allemand façon Fritz Lang, Suspiria interroge aussi une certaine vision de la femme, tantôt victime, tantôt bourreau. Après des années où l’idée d’un remake, que l’on jugeait forcément dispensable, était abordée puis abandonnée par plusieurs réalisateurs, ce que l’on craignait est arrivé. Luca Guadagnino s’y est collé. Connaissant les réserves du public et celles d’Argento, il a tenu à parler d’hommage et non de réplique – ce qu’il avait plus ou moins fait avec A Bigger Splash en 2016. Entre temps, Call Me By Your Name nous avait définitivement convaincu de ses talents de cinéaste, lui aussi obsédé par l’expression esthétique de ses images, mais d’une manière plus lumineuse qu’Argento. Premier bon point : sachant qu’égaler l’original était illusoire, Guadagnino a pris le parti de se baser sur la trame originale et de faire un tout autre film. Le point de départ ne change pas : Susie Bannion (Dakota Johnson) est acceptée dans l’académie de danse dont la célèbre chorégraphe, Eva Blanc (Tilda Swinton), est aussi exigeante que maternelle. Le ballet qu’elle leur fait répéter, Volk, prend remarquablement forme grâce au travail de Damien Jalet pour la danse et Thom Yorke pour la musique. Sauf qu’au contraire du Suspiria italien, nul doute n’est laissé quant à la sorcellerie environnante. Lors de la scène d’ouverture, dans le bureau du psychiatre Josef Klemperer (inexistant chez Argento, qui serait joué par un analyste allemand même si le doute subsiste sur Swinton elle-même), le personnage terrifié de Chloë Grace Moretz évoque déjà le pouvoir maléfique de Mother Suspiriorum, Mother Tenebrarum et Mother Lachryharum. Autres divergences : l’action se déroule dans le Berlin de la guerre froide et non Fribourg, on est en 1977 (joli clin d’œil à la sortie de l’Argento), les couleurs ne sont plus pop mais automnales, à l’image du bâtiment qui, d’un rouge vif chez Argento, est ici d’un gris mélancolique mais impressionnant. Se rajoutent l’importance du contexte politique, avec les actions de la bande à Baader et le récent passé d’une Europe secouée par la Seconde Guerre Mondiale. Le tout se mêle avec, hélas, plus ou moins de cohérence à l’histoire de cette académie où seules les femmes ont le pouvoir, ne se privant pas d’éclats de rire démoniaques. Hormis la figure du psy (jungien, évidemment), dont le cheminement existentiel ne nous intéresse que peu malgré la volonté u réalisateur de l’inclure au nouveau scénario, le peu d’hommes traversant le film ne servent à rien. Un autre schéma narratif se dessine via le passé américain de Susie, élevée dans un rigoureux anabaptisme au fin fond de l’Ohio. Cruche juste comme il faut, Johnson forme avec la merveilleuse Swinton un duo trouble et séduisant… A l’image de ce nouveau Suspiria, qui, beaucoup moins horrifique que son aîné, dérangera néanmoins les âmes sensibles par son potentiel hautement anxiogène. Notamment lors d’une scène dansée (et démembrée) tout en miroirs, au propre comme au figuré, renvoyant aux grands thèmes d’Eros et Thanatos. Sophie Rosemont
#dakota johnson #Luca Guadagnino #suspiria #tilda swinton